Géraldine BEAUPERE (Liège, 1983)

Fréquente les ateliers du Créahm Région Wallonne, Liège depuis 2007.

A la manière d'un moine copiste, Géraldine reproduit des ouvrages entiers dont elle s'est pris de passion ; elle n'abandonne le livre qu'une fois sa tâche terminée. L'artiste privilégie les compositions en noir et blanc qui confère à l'ensemble une grande force expressive ; beaucoup de poésie et de douceur se dégage de son travail. Insistons sur la série de portraits inspirés de Chronographie de Dominique Goblet et Nikita Fossoul (L'Association, 2010) qui marque une étape importante dans l'évolution de son travail : Géraldine copie, s'est indéniable, mais cette tâche particulière l'amène peu à peu à s'affranchir et à s'affirmer. Ses derniers dessins, réalisés dans des carnets, mêlent dessins et écritures. Ne sachant ni lire ni écrire, l'artiste s'applique à reproduire des lettres mais dans un alphabet qui n'appartient qu'à elle et qui confère à son travail une singularité.

Commentaire de Gentiane Angeli, animatrice de l'atelier plastique, Créahm, Région wallonne :

Géraldine Beaupère ou « Les manuscrits de la souris amoureuse ».

Géraldine est une « grignoteuse » souriante ; une passionnée boulimique, une chuchoteuse. Une copiste avant tout. Discrète à l'air malicieux. Elle saute de coup de foudre en coup de foudre en ce qui concerne les livres illustrés, sa véritable sources d'inspiration, et de manière particulière la bande dessinée contemporaine; elle aime reproduire et interpréter des textes qu'elle ne peut lire (elle ne sait pas lire !).

Géraldine préfère les petits formats. Elle retranscrit dans ses carnets (sorte de journal intime) des textes empreint de douceur et qui donnent une impression de lecture chuchotée. Géraldine reproduit tout ce qui la séduit : textes ,images.... Le trait est sensible et témoigne d'une certaine « délicatesse maladroite » mais extrêmement poétique. Nous sommes face à un travail unique, simple et intimement précieux.