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"Même pas Malle"

"Alone on stage with a suitcase, « la Malle », at his feet. He juggles...

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"Même pas Malle"


"Alone on stage with a suitcase, « la Malle », at his feet. He juggles two balls, three balls, two clubs, three clubs ... As a Diabolo player, he takes all elements of the show out of his suitcase: soundtrack, dark objects, etc. At the end Martin addresses the audience and takes it into a dream, a surprise to finally show it the reality, his reality. "

With Martin

Design by Martin (himself) accompanied by Raphaël Hardenne, circus entertainer.

Duration: 30 minutes

info@creahm.be


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Alain MEERT (Montegnée, 1973)

Fréquente les ateliers du Créahm Région Wallonne, Liège depuis 1996. ...

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Alain MEERT (Montegnée, 1973)


Fréquente les ateliers du Créahm Région Wallonne, Liège depuis 1996.

Tout a commencé avec la décoration d’une caravane aux couleurs de la Belgique pour le défilé de la Zinneke Parade en 2002 (Bruxelles). Ce projet portait sur la réalisation de peintures, de sculpture,  de costumes… une démarche pluridisciplinaire véritablement révélatrice pour l’artiste.

Voguant d’un média et d’une technique à l’autre, Alain Meert s’amuse avec les possibilités artistiques qui s’offrent à lui : peinture, dessins, collages, sculptures en carton, décoration de mobilier… Ce qui singularise véritablement le travail d’Alain Meert c’est la transposition de son univers quotidien et de ses centres d’intérêts dans ses créations. Si l’on reprend son ouvrage à l’origine, des séries sont facilement identifiables. Par exemple, le décès de sa maman est à l’origine d’une série d’œuvres où se mêle technique du dessin et du collage, où des photos souvenir sont intégrées à l’univers onirique de l’artiste donnant naissance à des compositions très poétiques. Depuis quelques années, il s’est pris de passion pour Star Wars reproduisant les personnes clés de la saga dans des sculptures en carton.

L’œuvre d’Alain Meert est comme un grand livre ouvert, chaque page est l’occasion de découvrir une nouvelle histoire, un nouveau pan de son existence : son voyage au Japon, le portrait d’un artiste du Créahm décédé, les soirées karaoké en famille, les matchs du Standard, etc. Ayant besoin de l’approbation de ses pairs, l’artiste montrera toujours ses œuvres en demandant : C’est beau ça ?


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Alexandre BERNARDI (Ougrée, 1965)

Fréquente les ateliers du Créahm Région Wallonne, Liège depuis 1999. ...

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Alexandre BERNARDI (Ougrée, 1965)


Fréquente les ateliers du Créahm Région Wallonne, Liège depuis 1999.

Les photographies sont une source d’inspiration inépuisable pour Alexandre, qui, in fine, n’en reproduira que les traits essentiels. Dans les œuvres d’Alexandre, les volumes sont inexistants ; la ligne est pure, elle ondoie pour donner naissances à des formes élémentaires.

L’artiste est extrêmement rigoureux dans sa façon de procéder. Après avoir murement réfléchi à son sujet, on découvre à travers ses dessins, fait de traits au crayon noir, son affection pour la pureté, la sérénité : que ce soit au niveau des paysages enneigés, du chien de traîneau, de l’ours polaire en passant par les temples d’Angkor ou encore les vastes étendues nordiques. La ligne est omniprésente.

Commentaire de Gentiane Angeli, animatrice de l’atelier plastique, Créahm, Région wallonne :

Alexandre Bernardi ou « L’éloge de la lenteur ».

Alexandre organise minutieusement les étapes de son travail. Le trait est lent, juste et précis. Un modus operandi perceptible du simple regard ; une affirmation du geste presque mystique. Les sujets sont variés et systématiquement traités avec une ferveur et une minutie qui leurs confèrent une aura symbolique . Les figures sont traitées avec douceur ; elles sont souvent accompagnées de poésies composées par l’artiste lui-même. En toute simplicité, on ressent le calme, la pureté, l’apaisement... le temps soudain ralenti. 


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Estelle ALBERTINI (Mettet, 1966)

A fréquenté les ateliers du Créahm Région Wallonne, Liège de 1...

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Estelle ALBERTINI (Mettet, 1966)


A fréquenté les ateliers du Créahm Région Wallonne, Liège de 1987 à 2000.

Personnalité foncièrement individualiste, Estelle Albertini n’entend pas se faire conseiller durant la conception de ses œuvres. Celles-ci ne s’inspirent d’aucun document préexistant. Ses dessins ne connaissent pas le repentir, jaillissent avec une étonnante fluidité. Dès ses tous débuts, elle choisit le feutre de couleur comme instrument exclusif. D’emblée, elle impose sa technique, son trait ondoyant et élégant, son chromatisme vibrant.  

La conception d’un dessin est un exercice profondément ritualisé.  Invariablement, elle en exécute deux le matin et deux l’après-midi et s’enfile un coca-cola entre deux productions. Estelle Albertini est une adepte des séries. Pendant un laps de temps relativement long, elle réalise uniquement des groupes de trois objets avant de décider de passer à quatre sujets, exploitant à nouveau ce filon durant plusieurs semaines. D’autres fois, c’est un même motif qui est décliné à l’envi.  

La figure humaine est presque toujours absente. Parmi les objets représentés : une paire de sandales de plage, un flacon de parfum, un miroir de poche, une bouteille de shampooing, une lampe de chevet, une trousse de maquillage, une armoire à tiroirs… Estelle Albertini témoigne aussi d’une nette prédilection pour tout ce qui est susceptible de renfermer des choses : valises, sacs à mains, boîtes en tout genre… Celles-ci laissent, le plus souvent, apparaître leur contenu par transparence, comme si elles étaient vues aux rayons X.  

À contrario de l’usage courant qui veut que l’artiste signe son œuvre une fois celle-ci terminée, Estelle Albertini débute chaque dessin par l’écriture de son prénom. Cette signature prend invariablement place dans la partie supérieure de la feuille, parfaitement centrée. À l’instar de la modiste agnès b., il s’agit d’une estampille, d’une marque de fabrique ample et élégante qui vient authentifier ses créations.

DEJASSE, Erwin, art. « Estelle Albertini », in Jaune Ciel ou Blanc Foncé, 2010, pp. 26-29.


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Géraldine BEAUPERE (Liège, 1983)

Fréquente les ateliers du Créahm Région Wallonne, Liège depuis 2007. ...

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Géraldine BEAUPERE (Liège, 1983)


Fréquente les ateliers du Créahm Région Wallonne, Liège depuis 2007.

A la manière d’un moine copiste, Géraldine reproduit des ouvrages entiers dont elle s’est pris de passion ; elle n’abandonne le livre qu’une fois sa tâche terminée. L’artiste privilégie les compositions en noir et blanc qui confère à l’ensemble une grande force expressive ; beaucoup de poésie et de douceur se dégage de son travail. Insistons sur la série de portraits inspirés de Chronographie de Dominique Goblet et Nikita Fossoul (L’Association, 2010) qui marque une étape importante dans l’évolution de son travail : Géraldine copie, s’est indéniable, mais cette tâche particulière l’amène peu à peu à s’affranchir et à s’affirmer. Ses derniers dessins, réalisés dans des carnets, mêlent dessins et écritures. Ne sachant ni lire ni écrire, l’artiste s’applique à reproduire des lettres mais dans un alphabet qui n’appartient qu’à elle et qui confère à son travail une singularité.

Commentaire de Gentiane Angeli, animatrice de l’atelier plastique, Créahm, Région wallonne :

Géraldine Beaupère ou « Les manuscrits de la souris amoureuse ».

Géraldine est une « grignoteuse » souriante ; une passionnée boulimique, une chuchoteuse. Une copiste avant tout. Discrète à l’air malicieux. Elle saute de coup de foudre en coup de foudre en ce qui concerne les livres illustrés, sa véritable sources d’inspiration, et de manière particulière la bande dessinée contemporaine; elle aime reproduire et interpréter des textes qu’elle ne peut lire (elle ne sait pas lire !).

Géraldine préfère les petits formats. Elle retranscrit dans ses carnets (sorte de journal intime) des textes empreint de douceur et qui donnent une impression de lecture chuchotée. Géraldine reproduit tout ce qui la séduit : textes ,images.... Le trait est sensible et témoigne d’une certaine « délicatesse maladroite » mais extrêmement poétique. Nous sommes face à un travail unique, simple et intimement précieux.


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Helena DEVOS (..., 1996)

Fréquente les ateliers du Créahm Région Wallonne, Liège depuis 2014. ...

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Helena DEVOS (..., 1996)


Fréquente les ateliers du Créahm Région Wallonne, Liège depuis 2014.

Héléna, les yeux mi-clos, semble rêver. Par instant, un grand sourire illumine son visage…
Les dessins d’Héléna témoignent de sa personnalité hors du commun. Des formes pleines et appuyées, des couleurs vives, des personnages joyeux et accueillants aux bras ouverts, révèlent une certaine bonhomie chez l’artiste.

D’emblée, ce qui caractérise son travail, c’est le coloriage qui dépasse intentionnellement le trait conférant une aura particulière à ses figures. Ses dessins sont semblables à des stickers que l’on voudrait détacher de leurs supports.

Héléna crayonne vigoureusement. Elle frotte intensément et de façon répétée son outil sur la feuille, souvent épaisse et cartonnée, jusqu’à l’obtention d’un remplissage complexe et saturé.
A force d’écraser le support une véritable sensation tridimensionnelle surgit du dessin.

L’artiste n’en fait qu’à sa tête. Elle choisit et décide elle-même ses sujets, sans tenir compte de l’avis et des conseils de ses animateurs. Les thèmes abordés sont multiples (animaux, personnages, objets, maisons, formes abstraites, illustrations de textes, etc.) mais témoignent tous d’une manière de faire propre à l’artiste.

Texte de Patrick Marczewski, animateur de l’atelier plastique, Créahm Liège.
MARCEWSKI, P., « Créahm », in Bulletin des musées de la Ville de Liège hors série, n°56 (2018), pp.8-9.


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Jean EL TANNIR (Montegnée, 1963)

A fréquenté les ateliers du Créahm Région Wallonne, Liège de 1...

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Jean EL TANNIR (Montegnée, 1963)


A fréquenté les ateliers du Créahm Région Wallonne, Liège de 1992 à 2012.

Tout a commencé avec un catalogue de la collection du Musée royal de l’Afrique centrale à Tervuren qui traînait dans l’atelier. Ce livre, Jean El Tannir l’a parcouru, maintes et maintes fois, au point qu’il est aujourd’hui complètement démantibulé. Les arts africains ont profondément inspiré l’auteur qui y a puisé un registre de formes. De là, proviennent peut-être aussi les motifs qui recouvrent ses pièces, « scarifications », petits signes élémentaires : traits parallèles ou juxtaposés, hachures, croix… Autre caractéristique récurrente, l’hyper sexualisation de ses personnages qui, en règle générale, arborent des sexes cyclopéens. Ces mêmes formes oblongues ithyphalliques apparaissent aussi pour représenter les seins voire, parfois, les cheveux. La confusion règne quant à l’identité sexuelle des êtres qu’il façonne dont il n’est pas rare qu’ils arborent à la fois un phallus, des seins et de proéminentes fesses galbées.

Catalysé par les créations issues de l’Afrique noire, Jean El Tannir s’est forgé un style, une identité esthétique qui, par la suite, s’est appliquée à d’autres objets. La découverte de l’art des Amérindiens est venu enrichir son vocabulaire graphique de même que les sculptures de l’artiste liégeoise Mady Andrien, en particulier l’érotisme caressant de ses représentations de couples. Aujourd’hui, Jean El Tannir fait flèche de tous bois, réinterprète les images les  plus diverses, qu’il s’agisse d’une publicité ou d’une photographie de sa copine. Les volumes se muent en excroissances, il martyrise le sujet initial, lui fait subir des torsions expressionnistes… La comparaison entre l’original et la « copie » est, ici, un exercice des plus délectables.

DEJASSE, Erwin, art. « Jean El Tannir », in Jaune Ciel ou Blanc Foncé, 2010, pp. 46-49.


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Jonathan Vanchieri (Liège, 1978)

Fréquente les ateliers du Créahm Région Wallonne, Liège depuis 2007. ...

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Jonathan Vanchieri (Liège, 1978)


Fréquente les ateliers du Créahm Région Wallonne, Liège depuis 2007.

C'est d'abord à travers ses talents de comédien que Jonathan se distingue au Créahm, et c'est vers 2011 qu'il rejoint l’atelier d'arts plastiques. Jonathan est un artiste pluridisciplinaire extraverti, il aime parler de ses passions : la politique, ses amours, ses relations aux autres...

Homme des mots et de l’improvisation, comédien paradeur hyper émotif, c’est avec un brin d’humour qu’il se joue des codes sociaux, de l’apparat. On le croise dans les couloirs, dossiers sous le bras, tel un personnage affairé, friand de réunions en tous genres. Ses « dossiers » regorgent d'écritures que lui seul peut déchiffrer. Et c'est de là que son travail pictural va se développer.

Dans un premier temps, des grands formats où l’écriture, le slogan est mis en avant. Sa calligraphie, sa rythmique de mots, son orchestration de la phrase s'entrelacent dans un discours utopique et engagé. La dimension plastique s'élabore sur la déclinaison des blancs et des noirs, du grand et du petit, … Les avants-plans, les contrastes dominent.

Curieusement c’est suite à la rencontre du travail de l’artiste Alexis Lippstreu qu'on découvre chez Jonathan une attirance  pour le vide, l’épurement, la sobriété où tout est dit. S’ensuivent une série de dessins très stylisés : de la nature morte à l’illustration de textes.

Dans son dessin se résume dans sa forme la plus simple toute la densité de son univers intérieur.


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katabanga

"Katabanga"

With a French Pop song, adapted with different inspirations, Katabanga takes us on a journey in a...

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"Katabanga"


With a French Pop song, adapted with different inspirations, Katabanga takes us on a journey in a varied festive and intimate universe. 9 musicians, brass and percussion instruments, keyboards and guitars accompany the personal texts, composed according to the moods and presented with humor, love and great sincerity. The group has ten original compositions on its register.

With Vincent Becker, Samuel Cariaux, Jordan Coppée, Gaëlle Defraire, Paolo de la Croix, Geoffroy Lambrecht, Carl Ligot

Collective design led by Paolo de la Croix, music animator

Duration: 50 minutes

info@creahm.be


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Kévin LAQUAYE (Liège, 1980)

Fréquente les ateliers du Créahm Région Wallonne, Liège depuis 2011. ...

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Kévin LAQUAYE (Liège, 1980)


Fréquente les ateliers du Créahm Région Wallonne, Liège depuis 2011.

Kévin fait partie de la nouvelle génération de l’atelier d’art plastique. La diversité de ses productions témoigne d’une quête dans laquelle l’on pressent, de par l’imagination déployée et la poésie qui en émane, un travail personnel fort mais qui n’a pas encore atteint toute sa maturité. Il dialogue avec jubilation et met en scène des séries de personnages, sortis de son imagination, d’une façon très tendre. A force d’utiliser des outils usés comme des vieux marqueurs, il a « inventé » sa propre technique de dessin, certes singulière mais le résultat n’en est que plus épatant. Récemment, Kévin s’est tourné vers la peinture. Les œuvres de l’artiste sont généralement signées, par les lettres K et E inscrites de manière aléatoire tel que « KEEKE ».


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"L'Axe" (dance)

The Axis ("L'Axe") is a video about a duo in contact dance imbued with tree symboli...

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"L'Axe" (dance)


The Axis ("L'Axe") is a video about a duo in contact dance imbued with tree symbolism, a metaphor of human life and its links with nature. This plastic design involves the director's gaze in the physical movement of the two dancers where the authenticity of the energies, the weight of the bodies, the centers of gravity, ... are reflected. "

With Luc Eyen, Alain Winand

Design: Alain Winand

Video: Anna Mancuso / Music: Claudine Denis / Sound: Gaëtan Lino

Duration: 25 minutes

info@creahm.be


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Les rencontres internationales du Créahm (R.I.C)

Le Créahm Région wallonne organise depuis 2004, les Rencontres Internationales du C...

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Les rencontres internationales du Créahm (R.I.C)


Le Créahm Région wallonne organise depuis 2004, les Rencontres Internationales du Créahm, un festival des arts vivants consacrés aux démarches intégrant des artistes porteurs de handicap.

Le projet a vu le jour avec la collaboration des Centres Culturels de la région liégeoise puis s'est installé au Manège de la Caserne Fonck, mais depuis 2019 son accueil au Théâtre de Liège confère au projet une réelle reconnaissance et un nouvel élan.

Durant ces Rencontres, le Créahm souhaite valoriser et partager ses énergies, ses ressources et renforcer les liens entre tous ses partenaires qui participent à une dynamique locale et internationale favorisant échanges et rencontres.

Provoquer des rencontres entre les compagnies invitées et le public, intéresser les opérateurs culturels sur des démarches inconnues ou inédites reste le moteur de ces Rencontres.

Le programme est constitué de spectacles, d'ateliers de recherche, de réflexions, d’interventions d’arts plastiques évolutifs, d’installations éphémères et d’expositions.

La diversité de la programmation révèle des moments où la mixité des artistes confirme et encourage un objectif de reconnaissance et d’inclusion.


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Liliane LABUCHERE (Grivegnée, 1949)

A fréquenté les ateliers du Créahm Région Wallonne, Liège de 2...

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Liliane LABUCHERE (Grivegnée, 1949)


A fréquenté les ateliers du Créahm Région Wallonne, Liège de 2002 à 2017.

La femme est véritablement l’élément central des dessins et des peintures de Liliane Labuchère. Les représentations, des portraits pour la plupart, sont idéalisés; le trait est simple, voir naïf, mais d’une grande force expressive. La douceur et la féminité qui s’en dégagent évoque les peintures de Marie Laurencin (1883-1956).  Telles des muses diaphanes aux yeux en amandes, aux sourcils épais et aux cils surlignés, ces portraits si singuliers, romantiques pour certain, nous entraînent dans un monde merveilleux qui ne peut être que le subconscient de l’artiste. Ce traitement de la figure humaine est - quand à lui - assez proche du travail d’Aloïse Corbaz, figure emblématique de l’Art brut reconnue par Jean Dubuffet.

Liliane produit ses oeuvres à la volée. Expansive et exubérante, elle se laisse emporter par ses histoires et ses rêves d'amour. Elle nous les conte, entre deux fou-rire, tout en jouant avec les divers outils d'un geste habile et désinvolte.


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Luc EYEN (Liège, 1971)

Fréquente les ateliers du Créahm Région Wallonne, Liège depuis 1993. ...

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Luc EYEN (Liège, 1971)


Fréquente les ateliers du Créahm Région Wallonne, Liège depuis 1993.

Les chiffres et les mots prennent une part importante dans l’œuvre de l’artiste au même titre que le dessin en lui-même. Préoccupé par la notion de temps, Luc se voit obsédé par les numéros, c’est ainsi que la date de l’œuvre, ses noms et prénoms, ceux des animateurs ou en encore de sa famille mais aussi son âge se retrouvent incorporés dans l’œuvre. Répétitifs, ces rituels structurent tout le procédé artistique de Luc dans sa création.

Luc s’adonne aussi à d'autres activités tels que la danse, le théâtre avec lesquels il aime faire des parallèles dans son travail plastique : ses dessins d'arbres sont liés au projet de danse duo « L'axe ».

Son travail traduit une force. On le percevait déjà auparavant dans ses sculptures d'athlètes en plein effort mais aussi dans la force du trait dans ses gravures à la pointe sèche.

Aujourd'hui, Luc se laisse pleinement aller dans ses rêves comme si il s'y promenait, faisant des rencontres avec des formes improbables entre figuration et abstraction. Il lui arrive de s'endormir sur son travail, comme s'il rejoignait un moment les êtres de son imaginaire. Le geste lyrique souvent démarré au trait noir, semble « danser » autour de sujets récurrents comme les visages cachés, souriants, coquins, ... Ensuite, place à la couleur, et vive s'il vous plaît !


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Michel PETINIOT (Liège, 1963)

Fréquente les ateliers du Créahm Région Wallonne, Liège depuis 1994. ...

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Michel PETINIOT (Liège, 1963)


Fréquente les ateliers du Créahm Région Wallonne, Liège depuis 1994.

Une chose aussi petite qu’une goutte de pluie tombe de l’encadrement de la fenêtre. C’est une araignée. Suspendue à un fil, elle remonte, puis redescend. Elle répète ce mouvement plusieurs fois. Ensuite elle change de méthode. Elle s’élance d’un bord à un autre du dormant et petit à petit s’approprie un coin de baie. Certaines araignées tissent des toiles de forme orbiculaire, d’autres créent des drapés. Il y a celles qui font le pendule et d’autres qui se balancent dans les airs en se faisant emporter par le vent. Ces voyageuses tracent de longues trajectoires invisibles qui ne se font remarquer que lorsque elles viennent se coller à nos visages.

Michel Petiniot aussi peut tendre des filets et parfois nous piéger. Ses dessins sont accomplis avec méthode et rigueur, mais lorsqu’on le voit faire, on ne soupçonne pas la liberté avec laquelle il organise sa composition. Passant d’un côté à l’autre de la feuille sans se soucier de finir ou non la zone qui l’occupait. Il y reviendra plus tard de la même façon qu’il peut parfois reprendre une ancienne composition et la retravailler.

Il utilise pour cela un feutre noir Staedler 0.5, ce qui donne à ses dessins des textures très fines. A force de retravailler et superposer les différentes couches de remplissage, certaines parties se densifient jusqu’à devenir un voile opaque et noir.

Michel Petiniot est un artiste du temps. Sa technique de remplissage au trait par trait lui demande une assiduité énergivore. Sa concentration, sa fatigue, sa persévérance influencent son trait. Les différentes tonalités obtenues sont souvent le résultat de ces différents états qui le traversent pendant qu’il dessine.

Michel Petiniot est un artiste du geste. Pour ses peintures sur tissus, l’artiste utilise son coude comme une pointe sèche de compas. Le trait se courbe selon l’amplitude de son bras. De cette façon, il définit un espace par ces lignes qui suivent son geste répété sans cesse. Il n’y a pas d’intention particulière ou de forme imaginée à l’avance. La composition se fait petit à petit en fonction de la position du corps, en suivant le mouvement pendulaire du bras et sa façon de faire tourner le tissu devant lui.

Pourrait-on dire que Michel Petiniot est proche de la méthode du dessin automatique ? Il est vrai qu’il agit ici sans préméditer la forme, mais son systématisme dans le trait l’en écarte. Il me semble plus proche de ces dentellières qui arpentent nos charpentes, plantes, jardins et recoins. Une ingéniosité instinctive si cela peut exister. Certains tissus laissent transpercer l’encre et le verso se transforme en une constellation de taches. Les temps d’arrêt de l’artiste font perler des étoiles sur le verso comme ces toiles d’araignée qui capturent la rosée. Dans le travail de Michel Petiniot, vous observerez une multitude de petits détails qui ne sont pas toujours désiré, mais qui appartiennent à une façon bien particulière de faire les choses, de peindre et dessiner. Peut-on dire encore que c’est du hasard ?

Texte de Ludovic Demarche, commissaire de l’exposition monographique Michel Petiniot

Théâtre de Liège 21.09.2017 > 11.10.2017


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Michel THIRY (Herstal, 1974)

Fréquente les ateliers du Créahm Région Wallonne, Liège depuis 1994. ...

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Michel THIRY (Herstal, 1974)


Fréquente les ateliers du Créahm Région Wallonne, Liège depuis 1994.

Michel Thiry a ses habitudes, un rituel bien établi qu'il est important de ne pas déranger une fois le travail entamé. L'artiste parle peu et se concentre sur la construction de son dessin. Une démarche automatique et quelque peu routinière qui donne naissance à̀ des compositions noir et blanc qui révèlent une vie intérieure particulièrement foisonnante.

C’est au marqueur noir que Michel Thiry quadrille la feuille. Il y construit une armature qui supportera toute la composition. À partir de cette structure, il élabore une véritable scénographie dans laquelle prennent place des figures de la culture populaire (Michael Jackson, Johnny Halliday, Star Wars, super-héros japonais), des écrits, des éléments de décor qui – à force d’être reproduits – composent un véritable vocabulaire symbolique. Michel Thiry dessine à partir d’images découpées dans des magazines : celles-ci alimentent son imagination et, inversement, il transpose son univers à celles-ci. Certaines cases sont noircies. L’artiste pose des choix qui ne laissent pas place au hasard ; les gestes sont délibérés, mûrement pesés. Si des erreurs se produisent, l’artiste colle du scotch blanc directement sur la partie du dessin à corriger et, si nécessaire, il appose un fragment de feuille, elle-même scotchée sur le dessin. Une manière de faire qui relève du rafistolage mais qui dote les ouvrages rapiécés d’une grande force poétique. Là aussi le geste est mesuré.

L’œuvre de Michel Thiry parle par sa cohérence, par ses liens indéniables avec la bande dessinée. Sa démarche peut aussi être comparée à celle du metteur en scène chargé d’agencer les éléments de la composition qu’il a en tête. Le monde de Michel Thiry est un mystère à déchiffrer.


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Nathalie VAN DER KAA (Bruxelles, 1969)

A fréquenté les ateliers du Créahm Région Wallonne, Liège de 1...

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Nathalie VAN DER KAA (Bruxelles, 1969)


A fréquenté les ateliers du Créahm Région Wallonne, Liège de 1994 à 2016.

Dès son arrivée aux ateliers du Créahm, Nathalie Van Der Kaa déploie toute son énergie dans la peinture. Elle y associe différentes techniques telles que le dessin, le pastel et la gravure. Le cadre champêtre où elle réside a indéniablement eu un impact sur ses créations. Sa peinture oscille entre figuration et abstraction, elle y raconte des histoires tirées de son vécu qu’elle situe dans un cadre bucolique. La palette est chatoyante, le geste est posé avec détermination. Les couleurs se  superposent, se frôlent et se choquent. L’artiste a su donner naissance à un vocabulaire singulier, miroir de son imaginaire.


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Nicole DAIWAILLE (Nandrin, 1957)

A fréquenté les ateliers du Créahm Région Wallonne, Liège de 1...

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Nicole DAIWAILLE (Nandrin, 1957)


A fréquenté les ateliers du Créahm Région Wallonne, Liège de 1984 à 2018.

Nicole Daiwaille affectionne particulièrement le travail des couleurs vives au moyen d’acrylique et/ou de feutre, un outil qui lui permet de renforcer la netteté et la précision de son trait. L’artiste cerne en effet ses motifs d’un contour régulier. La diversité des sujets et des thèmes qu’elle aborde témoigne de sa curiosité, de son imaginaire fécond et de son tempérament enjoué. L’artiste propose des compositions en pleine page extrêmement dynamique ; certains ouvrages sont découpés à la manière d’une bande dessinée et raconte des bribes du monde merveilleux dans lequel se reflète sa personnalité.


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Pascal TASSINI (Ans, 1955)

A fréquenté les ateliers du Créahm Région Wallonne, Liège de 1...

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Pascal TASSINI (Ans, 1955)


A fréquenté les ateliers du Créahm Région Wallonne, Liège de 1996 à 2018.

C’est en voyant une reproduction d’une sculpture dans un catalogue d’exposition d’art africain qu’il se met à modeler la terre pour créer de petits personnages phalliques dénués de membres et dépouillés de détails.

Lorsqu’il intègre l’atelier du Créahm, l’artiste passe un certain temps à organiser son espace de travail. Au moyen d’objets récupérés ou subtilisé de-ci de-là, il se construit une cabane qu’il va consolider à l’aide de lanières formées de tissus noués bout à bout. Roulées en boule pour former une pelote d’où surgissent quelques nœuds épars, ces enchevêtrements gagneront peu à peu en autonomie plastique et formelle. Créateur insatiable, Pascal Tassini ne semble jamais en panne d’inspiration. Il procède par phases, soit la cabane, soit des costumes, soit des pièces uniques plus ou moins élaborées ou encore des emballages d’objets tels que des chaises. Il lui arrive de délaisser un instant sa paire de ciseaux pour le feutre ou le bic. Il trace alors des écrits dont toutes les lettres s’avèrent similaires. Et s’il est amoureux, le manuscrit se transforme en lettre d’amour et, au bas de la page, figurent deux anneaux enlacés.

Pascal Tassini a longtemps été poursuivi par l’idée de trouver l’âme sœur. Gagner l’amour de quelqu’un et surtout, se marier. Qu’il s’agisse de coiffes, de demandes en mariage et de robes, l’artiste réalise des objets qui sont au service d’une mise en scène d’un rituel marital. Tout est fait pour qu’une cérémonie puisse avoir lieu avec ses codes issus d’un fonds iconographique propre à l’artiste.


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Patricia LAMBINET (Rocourt, 1973)

Fréquente les ateliers du Créahm Région Wallonne, Liège depuis 1973. ...

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Patricia LAMBINET (Rocourt, 1973)


Fréquente les ateliers du Créahm Région Wallonne, Liège depuis 1973.

Parler de la pluie et du beau temps s’apparente souvent à un exercice navrant qui n’a d’autre but que de meubler le vide abyssal des conversations courantes. Pourtant, les fluctuations météorologiques, si souvent évoquées dans les taxis ou les salons de coiffure, constituent bien le sujet essentiel des créations de Patricia Lambinet.

Composées de larges aplats colorés, celles-ci ressemblent, au premier abord, à des compositions géométriques abstraites. Il n’en est rien. Pour être décodée, sa peinture nécessite que l’on en maîtrise préalablement le vocabulaire. Si le soleil (généralement situé en haut à droite), les arcs-en-ciel, la lune et la neige sont assez aisément identifiables, les nuages sont, le plus souvent, de simples traits horizontaux, la pluie est représentée par deux paires de barres verticales de couleurs différentes et la nuit par une sphère noire sur fond noir. À ces signes liés à des considérations d’ordre temporel ou météorologique, s’ajoutent des objets tangibles : un cercle traversé de lignes horizontales est une guitare, un rectangle bleu surchargé de lignes ondulées blanches une piscine, un cercle moucheté de petits points un barbecue… 

En combinant, à l’infini, ces signes pictographiques, elle se raconte des histoires qui, à ses yeux, sont plus importantes que le résultat final. Celles-ci mêlent souvenirs et moments présents. Il n’est d’ailleurs pas rare qu’elle scrute, par la fenêtre, les variations du temps, attende longuement qu’un nuage apparaisse pour le faire figurer sur sa feuille ou si, soudain, il neige, elle surcharge aussi sec son dessin de petites ponctuations blanches.  

DEJASSE, Erwin, in Jaune Ciel ou Blanc Foncé, 2010, pp. 62-63.


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Patrick HANOCQ (Ougrée, 1961)

Fréquente les ateliers du Créahm Région Wallonne, Liège depuis 1981. ...

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Patrick HANOCQ (Ougrée, 1961)


Fréquente les ateliers du Créahm Région Wallonne, Liège depuis 1981.

Patrick Hanocq peint selon un processus immuable : une fois le fond apposé, il définit les grandes lignes de sa composition en utilisant deux ou trois couleurs. Le geste se répète inlassablement et, peu à peu, les formes géométriques envahissent toute la surface, sans laisser le moindre espace de blanc. De même, l’artiste emploie toujours les mêmes outils : acrylique, marqueur Posca et stylo à encre. Les formes et la matière se superposent pour donner corps à des peintures abstraites tels des paysages urbains vus du ciel. Chaque œuvre participe d’une histoire… qui peut varier selon l’interlocuteur ! Bien que Patrick ne semble pas attacher une grande importance au choix de ses couleurs c’est pourtant bien cette dimension de l’ouvrage qui fascine.


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Philippe LANGEN (Verviers, 1956)

Fréquente les ateliers du Créahm Région Wallonne, Liège depuis 1994. ...

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Philippe LANGEN (Verviers, 1956)


Fréquente les ateliers du Créahm Région Wallonne, Liège depuis 1994.

C’est au Service d'Accueil de Jour, La Sève à Xhendelesse, que Philippe Langen découvre son attrait pour le dessin. Fasciné par les chiffres, l’artiste agit méthodiquement et de manière ordonnée. Son travail dans l’atelier du Créahm est un rituel qui débute par l’appropriation minutieuse de l’espace de travail, la préparation des feutres… alors, seulement, Philippe s’applique à l’ouvrage. L’artiste recopie littéralement des photographies qu’il affectionne tout particulièrement. En se concentrant sur les détails, il élabore progressivement la composition, qui dans un premier temps, est un véritable enchevêtrement de lignes et de traits. Régulièrement l’artiste pose de larges aplats d’acrylique noire. Ce n’est qu’une fois le dessin terminé que la composition se dévoile pleinement. L’importance donnée aux traits, aux contrastes du noir et du blanc évoquent les affiches de Guy Peellaert mais, et surtout, la bande dessinée d’auteurs tel que Hugo Pratt ou José Munoz.


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Vincent Becker (Liège, 1974)

Fréquente les ateliers du Créahm Région Wallonne, Liège depuis 1995. ...

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Vincent Becker (Liège, 1974)


Fréquente les ateliers du Créahm Région Wallonne, Liège depuis 1995.

Au départ, il y a des personnages très stylisés, les bras tendus vers le haut aux mains rondes : cet « homme-fleur » est le véritable emblème de l’artiste ; on le retrouve dans un grand nombre de ses compositions. Personnages et objets sont ébauchés de quelques traits qui intègrent une composition structurée faite d’une multitude de rectangles et de carrés colorés, comme une mosaïque. C’est vers ces découpes, ces formes abstraites colorées, que va peu à peu évoluer le travail de Vincent Becker s’affranchissant, dans certain cas, des personnages et des objets. En 2006, au contact d’Anny Servais (1952 – 2009) artiste qui a fréquenté le Créahm entre 1997 et 2009), Vincent s’empare de la technique du collage rehaussant à la peinture et au pastel gras les images collées à la peinture de pastel gras. Une manière de faire qui renforce encore la structuration « en mosaïque » des compositions. C’est avec le collage que Vincent va inclure des photos érotiques à son ouvrage. Cette stylisation abstraite, si caractéristique du travail de Vincent Becker, apparaît également sur le mobilier de récupération qu’il peint.


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